Visite guidée sur LE RETRIEVER A POILS PLATS

(FLAT-COATED RETRIEVERRace britannique 

1 – EN QUELQUES MOTS

  • Joueur
  • Robuste
  • Méthodique dans son travail
  • Moins fougueux que ses cousins
  • Couleurs : uniquement noir ou chocolat
  • Peu d’entretien : dépourvu de sous-poil
  • Chien de famille : son maître et tous les membres de la famille sont à part égale et il fait lui-même partie de la famille.

chien flat coated retriever

2 – STANDARD DE L’ESPECE 

Aspect général : Chien de taille moyenne, brillant, vif, à l’expression intelligente, puissant sans être lourd, harmonieux dans ses lignes sans manquer de substance.

Caractéristiques : Doué au plus haut point de l’instinct de la chasse, de gaîté et de gentillesse que démontre le battement enthousiaste de la queue.

Tempérament : Sûr de lui et gentil.

Taille : La taille des mâles peut atteindre 46 à 49 cm, la taille des femelles peut atteindre 44 à 47 cm (au minimum).

Apparence : Silhouette équilibrée et agile ; se déplaçant avec puissance et souplesse.

Pelage et couleur : Pelage mi-long, brillant, lisse, dense, raide ou légèrement ondulé. De couleur uniquement noire ou chocolat.

Tête : Le crâne est légèrement aplati et large, le museau allongé ; les yeux de taille moyenne, en amande et larges sont de couleur marron foncé ou noisette ; les oreilles basses sont touffues.

Queue : Longue et droite.

Tête et crâne : tête longue et bien moulée. Le crâne est plat et de largeur modérée ; le stop est léger, en aucun cas accentué, évitant de donner à la face un profil creux ou descendant. Nez de bonne taille, aux narines bien ouvertes. Les mâchoires sont longues et fortes, capables de porter un lièvre ou un faisan.

Yeux : de dimensions moyennes, de couleur marron foncé ou noisette, très intelligents d’expression (l’oeil rond, proéminent est à proscrire). Les yeux ne sont pas disposés obliquement.

Oreilles : petites et bien attachées, tout contre la tête.

Mâchoires : les mâchoires sont fortes et présentent un articulé en ciseaux parfait, régulier et complet, c’est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d’équerre par rapport aux mâchoires. Les dents sont saines et fortes.

Cou : la tête est bien attachée au cou, qui est de longueur raisonnable et exempt de fanon, harmonieusement attaché, s’insérant obliquement dans les épaules et se fondant bien dans le dos pour permettre au chien de chercher la piste avec aisance.

Avant-main : poitrine bien descendue et assez large, bien dessinée dans sa région sternale et sur laquelle les coudes doivent jouer correctement et de façon régulière. Les antérieurs sont droits ; leur ossature est bonne, d’un bout à l’autre des membres.

Corps : les côtes antérieures sont assez plates. Elles sont bien développées vers l’arrière du thorax, présentant une courbure graduelle ; elles sont bien cintrées au centre mais elles le sont plutôt moins vers l’arrière. L’arrière train est court et carré. L’arrière train long et mal attaché est un grave défaut.

Arrière-main : Musclé. Le grasset et le jarret sont modérément angulés ; le jarret est bien descendu. En station debout, les membres postérieurs, vus sous n’importe quel angle, sont d’aplomb. Les jarrets de vache sont à proscrire.

Pieds : ronds et forts ; doigts serrés et bien cambrés. Coussinets épais et forts.

Queue : courte, droite et bien attachée, portée gaiement mais jamais bien au-dessus du niveau du dos.

Allures-mouvements : allures dégagées et faciles ; les membres se déplacent dans des plans parallèles à l’axe du corps, qu’ils soient vus de face ou de derrière.

Poil : dense, de texture fine à moyenne, de bonne qualité, aussi plat que possible. Les membres et la queue sont bien frangés. Une bonne garniture de poils, à l’âge adulte, met la dernière touche à l’élégance d’un bon chien.

Taille : la taille préférée est de 58 à 61 cm pour les mâles et de 56 à 59 cm pour les femelles.

Poids : le poids préféré pour un chien en bonne condition : 27 à 36 kg pour un mâle, 25 à 32 kg pour une femelle.

Défauts : tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.

N.B. : les mâles doivent avoir deux testicules d’apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

3 – DESCRIPTION DU FLAT-COATED

Le Flat possède un charme remarquable : très exubérant, très vif, il remue sans arrêt sa queue « touffue ». Il est le plus élégant parmi les retrievers et aussi le plus vif, toujours avec une irrésistible envie de jouer.

D’un étonnant dynamisme, il est doué d’une inébranlable gaîté, persuadé que tous les êtres vivants sont toujours prêts à jouer avec lui.

Le battement inlassable de sa queue lui a valu, en Angleterre, le sobriquet de wagging tail (littéralement « queue frétillante »). C’est le chien idéal pour tous ceux qui désirent garder avec eux un éternel enfant, qui sache montrer auprès d’un bon maître, d’excellentes qualités de travail.

Comme tous les retrievers, le Flat est un compagnon très agréable, enjoué, aimant les enfants, mais il a été créé pour la chasse et il reste un chien de campagne. Il a donc besoin de bouger beaucoup et d’avoir un maître très actif qui lui offre la possibilité de faire de grandes promenades tous les jours.

La queue est assez courte, forte, recouverte d’un poil plus long que sur le corps.

Les membres sont frangés. Le flat a aussi une énorme passion pour l’eau et il faut lui permettre de s’immerger et de nager dès que possible. C’est un bon chien de chasse qui se révèle toujours un excellent chasseur, même sur terre. On commence à le voir dans les field trials dans toute l’Europe et le nombre de ses amateurs va en grandissant.

Il a le poil noir brillant (très rarement marron foncé), plat d’ou le nom de flat coated « recouvert de poils plats ».

Bien charpenté, il est agile, avec une tête longue et un stop très léger.

Les yeux sont assez petits, ovales, exprimant la douceur.

4 – UNE RACE RARE

Moins connu que ses « cousins  » très médiatisés, labrador et golden, le flat coated retriever (Rapporteur à Poils Plats) est un animal plein de qualités.

5 – HISTOIRE DE L’ESPECE

Le Flat-Coated est bien entendu le fruit de la sélection des chiens de chasse opérée par les britanniques au XIXème siècle. Cependant c’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’il faut d’abord aller chercher ses origines, là était pratiquée la pêche à la morue, depuis le XVIèmesiècle. Cette activité avait entraîné l’apparition d’un auxiliaire canin capable d’aller rechercher dans une eau glaciale le poisson échappé ou prisonnier des mailles des filets. Un tel chien, les Terre-Neuvas n’avait pu ni le créer, ni l’amener de l’Europe où il n’existait pas, aussi l’hypothèse la plus vraisemblable est qu’ils l’ont trouvé sur place, non pas l’Île de Terre-Neuve, inhabitée avant l’arrivée des européens, mais sur les côtes septentrionales d’Amérique.

Toujours est-il que la population canine se multiplia sur l’Ile (aux chiens de pêcheurs s’étaient ajoutés les chiens de bât et de garde), à tel point que dès 1780, des mesures furent prises par le gouverneur pour en limiter les effectifs, et que, menacés d’être abattus, beaucoup finirent, après 1815, par affluer à Poole, port d’attache anglais des terre-neuvas.

Certains ont pu dire que le Flat-Coated est issu du Terre-Neuve, mais si on remarque combien sa taille moyenne le fait ressembler aux chiens arrivés en France et employés au sauvetage, il paraît plus exact d’affirmer que le Terre-Neuve et le Flat-Coated sont tous deux issus des chiens venus de Terre-Neuve, et qu’une sélection cynophile, en fonction de critères utilitaires et morphologiques, a abouti à la création de deux races distinctes.

Et c’est ici qu’intervient le génie des éleveurs britanniques, qui, dès la première moitié du XIXème siècle, furent précurseurs en matière de sélection et d’amélioration des races canines. En ce qui concerne le Flat-Coated, sa spécialisation de Retriever exigeait que l’on améliore son flair, comme sa réceptivité au dressage et son activité, et, dans cette perspective, on le croisa probablement avec d’autres races. D’ailleurs, sa silhouette rappelle immédiatement celle du Setter.

Il commença par s’appeler Wavy-Caoted Retriever, autrement dit Retriever à poils onduleux et non ondulés, la différence étant d’importance. Cette race a probablement été développée à partir des spaniels et, sans doute, du sang de Colley lui fut-il injecté pour produire le poil plaqué. C’est en tous cas vers 1800 qu’elle fut fixée, grâce au travail de Mme Shirley, éleveur à Ettington, dans les West Midlands, en Grande Bretagne. C’est Mr Braisford qui présenta pour la première fois un chien ainsi dénommé lors de l’exposition de Birmingham, en 1860, l’une des toutes premières expositions canines anglaises. Malheureusement, cet éleveur omit de préciser comment il avait obtenu ce chien, d’ le mystère qui entoure, depuis, les origines du Flat-Coated. On a invoqué un croisement avec un Setter ou un Pointer, cette dernière supposition étant moins crédible. Ce qui est en revanche certain, c’est l’apport du Labrador, mais vers la fin du XIXème siècle seulement. Cette race, dont la sélection avait été sans doute plus soignée, était en effet déjà parvenue à un type plus performant que ne l’était alors le Flat.